Récemment, la Dernière Heure, journal belge francophone, publiait l'article suivant :
Plusieurs infractions ont encore été constatées ce week-end en aval de Liège
"Nous l'évoquions ce week-end, les Rives Mosanes de la basse Meuse sont colonisées par une horde de pêcheurs peu scrupuleux de la législation sociale. En effet, des pêcheurs braconniers, venus de l'est, pêchent en groupe, campent illégalement sur ces rives encore sauvages de la Meuse et ce au détriment des pêcheurs locaux qui tentent aujourd'hui d'enrayer le mouvement.
Malgré un contrôle policier que la ville de Visé dit avoir renforcé, ce week-end, de nouveaux incidents sont survenus entre Lixhe et Lahaye.
Cette pêcheuse témoigne : J'effectue souvent des rondes et je suis encore tombée sur des pêcheurs slaves, près du barrage de Lixhe. Ils étaient une vingtaine, à pêcher au filet et même à tirer à la carabine.
Plus en aval, d'autres pêcheurs venus de l'est pêchaient avec sept cannes. Enfin, un pêcheur qui a préféré rester anonyme, a été agressé par deux braconniers qui tentaient de s'approprier un poisson qui devait être relâché. L'homme aura du user de son couteau pour faire fuir les voleurs."
Source : La Dernière Heure
Force est de constater que cette problématique ne peut plus être ignorée de personne et qu'il faut en parler, car il en va de la survie des poissons que nous pêchons.
Des bandes organisées, composées d'immigrés polonais principalement, écument littéralement les cours d'eau wallons, privés et publics, sans distinction, pour capturer du poisson sans le remettre à l'eau. Ces gens agissent ainsi parce qu'ils ont faim, généralement. Les carpes ne sont pas vendues dans des restaurants, mais à des "professionnels" du secteur qui sont intéressés par des rempoissonnements bon marchés. Au pire, le poisson est ramené à la maison pour nourrir la famille.
L'histoire est arrivée sur un plan d'eau près de chez moi, des témoins ont certifié avoir vu des hommes embarquer du poisson dans une camionnette équipée de bacs d'eau, et je dois dire que ça fait réfléchir, car ce plan d'eau est très peu connu du public.
Que faire ? Faut-il pointer du doigt ces étrangers en prenant le risque de tomber dans une idéologie qui ferait les choux gras d'une politique ultra-libérale ? Faut-il accuser plutôt ce même système ultra-libéral de mener ainsi à des dérives honteuses qui mettent en péril l'équilibre de nos cours d'eau - notamment, car c'est là une partie de l'iceberg ?
Je penche pour la deuxième solution, tout en n'étant pas dupe : ces malfrats doivent être punis ! Quant à l'origine du problème, elle est politique, c'est difficile d'agir directement au bord de l'eau.
En attendant, si vous apercevez ce genre de pratique, n'hésitez pas une seconde à prévenir les autorités locales, vos futures pêches et celles de vos enfants en dépendent !

