Alors quand la carpe se carpe, c’est carnassier que l’on traque !Un long week-end, il était temps ! Alors que nous avons passé une journée quelque peu critique la veille, nous décidons ce jour d’aller faire une petite journée pour traquer les carnassiers. Toute la matinée, nous conjuguons recherche de poste pour la saison à venir et lancer au travers d’herbier très très nombreux ! Le temps n’est pas au top loin de là le vent souffle fort (secteur sud-sud-ouest). Lors de cette matinée les résultats tendent à s’approcher du quasi nul !
Je dis quasi nul car les pieds d’Alexandre dans l’eau nous ont permis de voir un sifflet de cette année lui filer entre les jambes. Ravi de voir cette micro activité, nous espérons nous engager dans une bonne journée !
Bien plus tard, quelque lancés dans la Seine ne nous rapporterons rien de plus hormis l’envie d’aller essayer un bras mort réputé pour ses prises fréquente au vif… Tandis que les kilomètres s’enchainent, nous arrivons dans un petit magasin pêche pour s’approvisionner de quelque vifs…
La pause à la boulangerie, pour acheter le déjeuner, et nous voilà de nouveau sur la route pour une « vraie » installation pour pêcher au vif.
Aussi vite que la lumière Alexandre monte sa première canne pour pêcher avec un montage flottant en bordure où il a aperçu un remous lors de notre arrivée sur le poste ! A peine le bouchon dans l’eau, je l’entends m’appeler me disant que son vif est très vif au point d’avoir fait couler le bouchon. Je lui dis que son montage est sans doute mal équilibré et qu’il aurait tôt fait de le remonter, le tout sur un ton pas vraiment certain ! Au même moment, le bouchon continue son petit bonhomme de chemin à 30cm sous l’eau. Alors qu’après deux minutes de ballade, il se remet en place à la surface sans mouvement, Alex décide de relever et voyez le résultat en photo :

trois mètres de nous sous les frondaisons et il semble s’être bien occupé de notre gardon à la destinée un peu noire. Voyez en particulier les traces de dents parallèles…
Dès lors nous nous afférons à poser de nouvelles lignes au posé et au bouchon mais le temps s’écoulant tant bien que mal, nous sommes face à la situation annoncée d’un capot magistrale ! Une canne traine encore sur le bord (ma canne) et Alex trop motivé fait un montage à vitesse V !
Mais le temps continue à s’écouler et rien plus rien ! Si la pluie commence être de la partie. Et cela risque de ne vraiment pas être cool !
J’oubliais, le jeune Alex a-t-il eu raison de ce montage précipité, énoncé précédemment ? Voyez plutôt le résultat par vous-même sur les photos suivantes !

Et oui, tandis que nous replions, Alex a le plaisir en remontant ma petite canne de sentir une défense juvénile au bout du scion et au final ce petit brocheton d’environ 35cm que nous nous empresserons de remettre à l’eau !
Je tiens à préciser qu’il s’agissait là du premier brochet en public pris par cet homme à présent heureux de chez heureux même si la prise est petite sait saisir les bons instant pour se réjouir !
Quoi qu’il en soit, nous replions quand même et décollons vers un étang à quelque kilomètre de là, qu’une rencontre nous a conseillé… Alors c’est partit pour une nouvelle installation, dans un nouveau lieu !
Cependant en arrivant, surprise ! Les wadders dans quelque cm d’eau je constate l’époustouflante quantité d’herbier ayant colonisé cette vaste étendue d’eau. Après avoir posé les trois montages au bouchon, nous décidons d’aller faire un peu de prospection au bord des berges bercées par les assauts du vent. Et tandis que les premiers lancés nous laissent confiant, nous entendons un des détecteurs des cannes avec montage au bouchon s’affolé,… Or c’est un gardon qui est au bout alors comment se fait t’il que nous ayons à faire à un départ de carpe ? La réponse ? Et bien pas de réponse car au ferrage, le poisson s’en est allé laissant notre pauvre gardonneau dans un état une fois de plus pitoyable. Je continue mes lancés qui se révèlent être de l’efficacité d’une tondeuse à ALGUE… Alex me rejoint après avoir relancé. Et après quelque rase-motte de la berge nous ferre un joli bec friand de cuillère (Entre nous, pourquoi pas !).
Certes je dis « joli bec », mais seul les couleurs et la pureté de ce poisson le font ressentir. En effet il ne fait qu’une trentaine de centimètres. Ce n’est pas grave c’est tout toujours un plaisir de capturer exos dans nos eaux ! Alors qu’il le décroche soigneusement et le laisse rejoindre les abîmes de son étang, je continue mes lancés sans un vrai succès. Mais que voulez vous ? Je ne puis les imposer de se jeter sur mon leurre souple en toute souplesse !
Après avoir parcourue une dizaine de mètres à lancer sans relâche, le sifflement du détecteur se fait une fois de plus entendre tel un départ de carpe. Ce qui change de précédemment c’est que le sprint d’Alex l’eau au ventre sur 15m va tout de même payer. Car cette fois-ci la bestiole s’est ferrée toute seule. Après une petite minute de combat, nous découvrons avec surprise que c’est une perche de deux bonnes livres qui s’est attaqué à notre gardon de près de 10cm ! Ravi, le maitre de la journée me rejoint. Il lance sa cuillère une fois de plus et sans même avoir effectué quelque tour de moulin, nous ferre un nouveau brocheton qui vient tout juste d’atteindre la maille. Je suis sur les fesses avec mon pauvre crank qui ne semble séduire que les herbiers. Alex relâche la bête…

L’autre à côté de moi s’apprête à nouveau à couper les branches de bordures avec sa ligne. Je ne cesse de lui dire de lancer un peu plus dans la pleine eau… Mais alors qu’il sort sa ligne de l’eau, un brochet assez téméraire s’en prends à sa cuillère sous le nez de l’Alex plus que surpris par cette attaque quelque peu inopportun dans l’action. Comme quoi il faut animer jusqu’à ses pieds. Ce n’est plus à démonter !
Ce sifflet fait à peine une bonne trentaine de centimètres mais encore le sourire prend naissance sur les joues du compère ! Aussi vite pris en photo, aussi vite remis à l’eau !

4,0… millions de brochetons et Moi, et Moi, et Moi : Rien, de chez rien ! Pas une touche ! Nous changerons de postes à deux reprises allant une fois sur la berge exposée au vent sans résultat puis au contraire sur la berge protégée avec pour seul résultat une touchette pour le bonhomme chanceux de la journée.
Enfin nous revenons aux sources pour récupérer la perche, à qui la future réserve de nous régaler. Au même moment, anxieux de finir mon week-end sur un capot total je me résous à faire un ultime lancé tandis que la fin de l’heure légale de pêche tend à arriver.
Hélas, j’accroche de nouveau un herbier et je vois la fin de la session arriver. Cependant à mon grand étonnement un beau bec viendra tout de même s’accrocher à l’hameçon de mon poisson de plastique ! Je suis assez surpris car le combat est digne d’un poisson de taille. Je le ramène néanmoins fatigué sur la berge et constate qu’il fait bien les 60cm. Je suis aux anges!

Quel bonheur de finir sur cette belle touche au crépuscule avancé ! Nous déciderons de le garder pour un futur repas d’Alex et sa dulcinée tandis que je me contenterai de la belle perche !
Voilà une session qui s’achève sur une belle note, une très belle note ! Nous sommes ravis, fiers de nos choix tout au long de ces douze dernières heures.
A retenir :
Ne jamais perdre espoir !
Ne pas hésiter à changer de poste (même éloigné)!
Se remettre en question !
Le résultat vient tôt ou tard !

